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Cascades : Le F-Synter maintient le boycott de la correction des copies du BEPC

mercredi 8 juin 2016

Pour contraindre l’autorité à revenir sur la décision d’affection de deux professeurs et à rétablir leurs salaires, les militants de la Fédération du syndicat national des travailleurs de l’éducation et de la recherche (F-Synter) de la région des Cascades ont décidé de boycotter la correction des copies du Brevet d’études du premier cycle (BEPC). Le mot d’ordre lancé depuis samedi 4 juin a été suivi les lundi 6 et mardi 7 juin. Et des régions comme l’Est et le Nord pourront rentrer dans la danse selon Lassané Ouédraogo, secrétaire général de la coordination du F-Synter/Cascades.

Cascades : Le F-Synter maintient le boycott de la correction des copies du BEPC

Le lycée provincial Lompolo Koné fait partie des centres retenus pour l’examen du BEPC dans la ville de Banfora. Deux des neuf jurys que compte la ville y sont logés. Il était 15heures lorsque nous arrivions sur les lieux ce mardi 7 juin 2016. Quelques correcteurs s’affairaient avec les copies sous la supervision d’un président de jury.

Sur des tables, l’on pouvait apercevoir des copies sous pli, sans doute, déjà corrigées. « Si j’avais su que vous étiez journaliste, je n’allais pas accepter de vous recevoir. Je ne peux répondre à aucune de vos questions. Seul le directeur régional a plein pouvoir de le faire. Désolé. D’ailleurs, vous n’êtes pas censée avoir accès à cette salle », nous explique le président de jury, exaspéré. Impossible donc de faire des photos.

A la direction régionale, quelques agents assis à l’ombre attendaient l’heure de la descente. Le directeur régional lui était absent. « Il est rentré à la maison » nous renseigne un inspecteur avant de nous donner son numéro de téléphone. Joint, Cyrille Bayala, puisque c’est de lui qu’il s’agit, nous fait savoir qu’il ne peut revenir à la direction. « Je suis en train d’aller à Niankorodougou pour superviser les corrections », informe-t-il. Notre proposition de l’interviewer au téléphone est aussi rejetée.

A entendre l’inspecteur et quelques agents assis à l’ombre d’un arbre, le plus gros lot de copies a été corrigé par des correcteurs venus d’ailleurs. Et un de déplorer la crise qui divise dans le milieu enseignant de la région des Cascades. Cette crise a une solution très simple, à son avis. « On leur demande juste de faire une lettre d’explication pour suspendre la procédure » explique l’inspecteur.

Comment est-on arrivé là ?

Djribril Yonaba et Jean Zongo sont professeurs, l’un d’Histoire-Géographie et l’autre de Français, tous actuellement en service national pour le développement (SND) dans les lycées départementaux de Banfora. Ils ont été affectés dans ces lycées après leur admission au concours de la fonction publique pour le compte du Ministère des enseignements secondaire et supérieur (MESS) pour le stage après la formation initiale.

En octobre 2015, confie Lassané Ouédraogo : « Notre surprise a été grande de les voir affectés par le directeur provincial de l’éducation nationale et de l’alphabétisation alors qu’ils ne relèvent pas dudit ministère ». A cela s’ajoute une autre irrégularité, qui est, explique le SG, que, les agents sont des stagiaires, puisque en SND. La F-Synter/Cascades, face à cette situation, dit ne pas comprendre qu’on puisse affecter des agents en SND et pire, sans leur consentement. « Cela pouvait être possible si on les avait mis à la disposition du MENA (Ministère de l’éducation nationale et de l’alphabétisation, ndlr), mais cela n’a pas été fait au préalable. Ils ont fait le concours pour le MESS et non pour le MENA », clame le SG.

Face au refus des agents de rejoindre leurs « nouveaux postes », le directeur provincial du MENA a fait diffuser un communiqué le 26 avril dans lequel il concluait à l’abandon de postes. Et le 6 mai, leurs salaires ont été suspendus. La F-Synter dit ne pas admettre une telle situation. « Alors que l’administration demande une lettre d’explication, en même temps elle demande une médiation des autorités coutumières après que l’on ait demandé aux militants de suspendre leur participation à l’examen du BPEC », laisse entendre M. Ouédraogo.

Pour l’heure, le mot d’ordre de suspension de la participation à la correction des épreuves du BEPC est bien observé par les militants. L’administration, à en croire, Lassané Ouédraogo, a procédé au remplacement des correcteurs. « Nous avons vu des professeurs d’EPS corriger les copies de mathématiques ou encore des enseignants qui corrigent dans plusieurs centres », confie-t-il. Ils n’entendent surtout pas fléchir face à cette situation.

La région des Cascades enregistre 9 417 candidats pour la session du BEPC/2016 et ce sont près de 380 correcteurs qui étaient mobilisés pour la correction des copies. Près de la moitié suivent le mot d’ordre selon Lassané Ouédréaogo.

Bassératou KINDO
Lefaso.net

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